Camping en Islande en septembre : dormez au chaud malgré le vent et les fermetures
Le camping en Islande en septembre reste une bonne option pour les voyageurs prêts à composer avec une météo changeante. Les paysages prennent des teintes automnales, les campings sont souvent moins fréquentés et les nuits s’assombrissent assez pour tenter d’observer les aurores boréales. En contrepartie, le vent, l’humidité et les fermetures saisonnières exigent un équipement adapté et un itinéraire vérifié au jour le jour.
Septembre en Islande : une belle saison, mais pas un été prolongé
Septembre marque le début de l’automne islandais. Les températures se situent souvent entre 7 et 12 °C, avec des journées pouvant atteindre 10 à 15 °C dans de bonnes conditions. Sous tente, ce repère ne suffit pas. La nuit peut approcher 0 °C, voire passer sous zéro dans les zones élevées ou les Hautes Terres. Le froid ressenti dépend surtout du vent, de la pluie et de l’humidité accumulée dans le matériel.
Début, milieu ou fin septembre : l’itinéraire change de visage
En début de mois, les conditions restent généralement proches de la fin de l’été. Davantage de campings sont ouverts et l’accès à certains secteurs demeure possible. À partir de la mi-septembre, les fermetures deviennent plus fréquentes. La date du séjour pèse alors directement sur l’itinéraire.
En fin de mois, prévoyez plusieurs solutions de repli, surtout en dehors de la Route 1. Les Hautes Terres ne doivent pas être la base d’un programme rigide : les routes F peuvent fermer selon la météo et certains accès exigent un 4×4. Une étape prévue doit donc pouvoir être remplacée rapidement.
Les aurores sont possibles, jamais garanties
Les aurores boréales peuvent être observées de septembre à mars. En septembre, l’obscurité revient progressivement, tout en laissant environ 11 à 13 heures de lumière pour explorer. Trois conditions doivent se réunir : une activité solaire suffisante, un ciel dégagé et un endroit éloigné des lumières. Voyez-les comme un bonus du voyage, pas comme la seule raison d’affronter une nuit froide ou de prendre un détour risqué.
Le vrai confort sous tente se joue au sol et sous le vent
Pour réussir un camping en Islande en septembre, la priorité n’est pas d’emporter toujours plus de vêtements. Il faut surtout limiter les pertes de chaleur. Un bon couchage fonctionne comme un ensemble cohérent : un duvet adapté, un matelas isolant et une tente correctement installée.
Choisir le duvet et le matelas pour la température de confort
Privilégiez un sac de couchage dont la température de confort se situe autour de -5 °C à -10 °C. La température limite affichée sur l’étiquette ne correspond pas à une nuit confortable. Elle indique plutôt un seuil auquel le sommeil devient très dégradé. Pour choisir, basez-vous donc sur la température de confort et non sur la limite annoncée.
Le matelas compte autant que le duvet : le sol refroidit continuellement le corps. Un modèle à forte isolation thermique, avec un indice R élevé, peut changer la qualité de la nuit. Un indice R de 7,3 est notamment cité pour les nuits les plus froides.
Une couverture de survie placée entre le sol et le matelas peut apporter une protection complémentaire, mais elle ne remplace pas un véritable matelas isolant. Évitez de dormir avec des vêtements trempés. Ne respirez pas entièrement dans le duvet non plus, car l’humidité de la condensation finit par réduire son efficacité.
La tente doit résister aux rafales
En Islande, une tente mal orientée peut transformer une nuit ordinaire en épreuve, même avec un excellent duvet. Cherchez un emplacement relativement abrité, sans vous installer dans une cuvette où l’eau risque de stagner. Présentez le côté le plus bas ou le plus aérodynamique face au vent, tendez les haubans et contrôlez les sardines dans le sol.
Un haubanage soigné limite les mouvements de la toile, les vibrations et le claquement nocturne, tout en réduisant l’usure des arceaux. Gardez les affaires sèches dans des sacs étanches. Évitez aussi de coller le duvet aux parois, car la condensation y est souvent plus forte.
- Sous-vêtements techniques ou en mérinos pour évacuer l’humidité ;
- polaire ou couche isolante facile à enlever pendant la marche ;
- veste extérieure imperméable et coupe-vent, avec coutures étanchées ;
- bonnet, gants et chaussettes sèches réservés au bivouac ;
- lampe frontale, batterie portable et câble de recharge allume-cigare.
Campings ouverts : construisez l’itinéraire autour des nuits disponibles
Les campings islandais ne ferment pas tous à la même date. Certains cessent leur activité dès la mi-septembre, tandis que d’autres restent ouverts plus longtemps. Ásbyrgi, par exemple, est annoncé ouvert de mi-mai à octobre. Thakgil, situé à environ 21 km de Vík, fonctionne de juin à mi-septembre. Svinafell accueille les tentes de mai à septembre et propose aussi des cabanes chauffées.
Ces exemples rappellent une règle simple : ne déduisez jamais l’ouverture d’un camping de sa région ou de sa présence sur une carte. Vérifiez toujours les dates correspondant à votre séjour, surtout après le 15 septembre.
| Zone | Atout en septembre | Point de vigilance |
|---|---|---|
| Côte Sud, Vík, Skaftafell, Höfn | Sites majeurs proches de la Route 1 | Vent, pluie et fréquentation sur les étapes connues |
| Snæfellsnes, Borgarnes, Reykholt | Itinéraire flexible, paysages côtiers et volcaniques | Dates de fermeture à vérifier pour chaque terrain |
| Nord, Mývatn, Akureyri, Egilsstaðir | Ambiance plus calme et possibilités d’étapes | Nuits fraîches et distances importantes |
| Hautes Terres | Paysages très sauvages | Routes F, 4×4, fermetures rapides et météo instable |
La plupart des terrains appliquent le principe du premier arrivé, premier servi, mais une vérification préalable reste indispensable. Renseignez-vous aussi sur les services réellement disponibles : sanitaires, douche chaude, cuisine, salle commune chauffée, prise électrique et laverie ne sont pas systématiques.
Une salle commune peut améliorer nettement une étape sous la pluie. Elle permet de faire sécher des gants, de recharger un appareil photo ou de retrouver un peu de confort après une journée humide. Intégrez ces services dans vos choix, sans les considérer comme acquis.
Tente, van ou camping-car : choisissez selon votre tolérance au froid
La tente offre une immersion forte et peut limiter le coût de l’hébergement. Elle demande cependant une bonne autonomie, du matériel technique et une réelle tolérance à l’inconfort. Elle convient surtout aux campeurs expérimentés, aux voyageurs bien équipés et aux itinéraires proches d’alternatives couvertes.
Le van aménagé apporte une séparation utile avec le sol humide, un espace de rangement sec et, selon le modèle, un chauffage nocturne. C’est souvent le compromis le plus rassurant pour une personne frileuse ou pour un premier voyage en septembre. Le prix de location, le carburant et les options d’assurance peuvent toutefois augmenter rapidement le budget.
Le camping-car offre davantage d’espace et de confort. Il est en revanche moins maniable sur certaines routes et plus sensible aux rafales latérales. Le choix dépend donc autant du budget que de la sensibilité au froid et de l’itinéraire envisagé.
- Tente : économique à l’usage, mais dépendante de la météo et de la qualité du couchage.
- Van : bon équilibre entre mobilité, protection et confort thermique.
- Camping-car : plus confortable pour une famille, mais plus coûteux et encombrant.
- Hébergement hybride : tente ou van avec quelques nuits en chambre ou en cabane pour sécher, récupérer et sécuriser la fin du séjour.
Règles, budget et réflexes qui évitent les mauvaises surprises
Le camping sauvage est limité en Islande. Dormir sous tente, en van ou en camping-car ne donne pas le droit de s’installer librement hors des zones autorisées. Les parcs nationaux, les réserves naturelles et les propriétés privées peuvent appliquer des règles renforcées. Sauf autorisation du propriétaire, choisissez un camping désigné.
Respectez le principe Leave No Trace : ne laissez aucun déchet, ne faites pas de feu dans les zones interdites et ne dégradez ni la mousse ni les sols fragiles. Ces précautions protègent les lieux et évitent les installations illégales, y compris pour les véhicules.
La Camping Card peut être intéressante si votre séjour comprend plusieurs nuits dans des campings participants avant le 15 septembre. Elle est annoncée pour 28 nuits, avec une limite de 4 jours consécutifs dans le même camping. Elle ne couvre toutefois pas tous les terrains ni les services supplémentaires.
Les tarifs habituels se situent autour de 1 800 à 2 500 ISK par personne et par nuit, soit 3 600 à 5 000 ISK pour deux adultes, hors taxe de nuit annoncée à 400 ISK par véhicule. La rentabilité est estimée après environ 5 à 7 nuits dans le réseau concerné. Faites le calcul à partir de vos étapes réelles, pas de la durée totale du voyage.
- Vérifiez chaque matin les prévisions météo et l’état des routes.
- Gardez une nuit de marge ou une étape de repli sur la Route 1.
- Confirmez l’ouverture du prochain camping avant de quitter le précédent.
- Rechargez téléphone, appareil photo et batteries dès qu’une prise est disponible.
- Renoncez à une route F, une randonnée ou une installation exposée si le vent se renforce.
Camper en Islande en septembre demande moins de bravoure que d’anticipation. Avec un couchage bien isolé, une tente fiable ou un véhicule adapté, des campings vérifiés et un itinéraire modulable, le froid devient une contrainte gérable plutôt que le souvenir principal du séjour.




