Le road trip en Islande, étape par étape.
Budget, météo & quand partir

Les campings islandais ouvrent surtout de mai à septembre, avec quelques sites accessibles toute l’année

Élise-Marie Charpentier-Dubourg 8 min de lecture
Ouverture camping islande : tente et van, mai à septembre

L’ouverture des campings en Islande dépend surtout de la météo, de l’état des routes et de la fréquentation touristique. La plupart accueillent les voyageurs entre mai et septembre, avec une saison principale de juin à fin août. Hors de cette période, l’offre se réduit, même si certains terrains restent ouverts toute l’année. La règle la plus sûre consiste à vérifier chaque étape avant le départ plutôt qu’à se fier à une date générale.

Comprendre les périodes d’ouverture des campings islandais

Il n’existe pas de calendrier commun à tous les campings islandais. Chaque gestionnaire fixe ses dates selon la région, l’altitude, les conditions d’accès et les services qu’il peut maintenir. Certains terrains ouvrent dès le 15 mai et ferment autour du 15 septembre. D’autres fonctionnent uniquement en juin, juillet et août. À partir d’octobre, les possibilités diminuent fortement, surtout dans les secteurs isolés et les Hautes Terres.

Période Disponibilité habituelle À anticiper
Mai Ouvertures progressives, surtout sur les itinéraires principaux Services parfois limités et météo instable
Juin à août Très grande majorité des campings accessibles Affluence près des sites touristiques
Septembre Encore de nombreuses options, avec des fermetures graduelles Vérifier chaque étape avant de partir
Octobre à avril Quelques campings ouverts toute l’année Froid, neige, vent et routes potentiellement difficiles

Une ouverture ne garantit pas tous les équipements

Un camping annoncé comme ouvert ne propose pas forcément tous ses services d’été. Le terrain peut accueillir les vans et les camping-cars alors que les douches chaudes, la cuisine collective, la laverie ou l’accueil fonctionnent avec des horaires réduits, voire restent fermés. Avant une arrivée tardive, vérifiez séparément l’accès au terrain, les sanitaires, l’eau potable, l’électricité et le mode de paiement. Cette vérification est particulièrement utile en basse saison.

Évitez aussi de construire un itinéraire trop rigide. Notez un camping pour chaque nuit, mais prévoyez une solution de repli située à une ou deux heures de route. Cette marge permet de gérer une fermeture anticipée, un vent trop fort pour monter une tente ou un trajet ralenti par la pluie et une mauvaise visibilité. En Islande, un itinéraire flexible réduit le risque de se retrouver sans solution à la fin de la journée.

Où trouver un camping ouvert hors saison ou toute l’année

Les campings ouverts en hiver sont plus fréquents autour de Reykjavik, dans le Sud-Ouest et le long de la Ring Road. D’autres établissements existent dans le sud, l’est, le nord et l’ouest, mais leur disponibilité doit être confirmée directement avant le départ. Une liste recense 26 campings ouverts toute l’année. Elle permet de repérer les régions où une offre hivernale existe, sans remplacer la vérification du statut réel du terrain choisi.

Choisir sa région selon le mois et le véhicule

Pour un séjour entre novembre et mars, privilégiez les axes routiers majeurs et des étapes rapprochées. Les environs de Reykjavik offrent une base pratique pour une première nuit ou une arrivée tardive. Le sud convient à un itinéraire passant par Selfoss, Hella, Vík ou Höfn. Dans le nord, la région de Mývatn peut demander davantage d’attention lorsque les conditions hivernales se dégradent.

Les Hautes Terres et les routes F ne correspondent pas à une option de camping classique hors saison. Leur accessibilité dépend entièrement des conditions et nécessite souvent un véhicule adapté. Avant de vous y engager, vérifiez l’état des routes et la possibilité réelle d’atteindre le camping prévu. Une ouverture théorique ne signifie pas que l’accès sera praticable le jour du trajet.

Les bons réflexes pour vérifier l’ouverture

Consultez les pages propres aux campings ainsi que les plateformes spécialisées comme Tjalda.is, Camping.info ou Parka.is. Recherchez une confirmation récente des dates, et pas seulement une fiche descriptive susceptible de ne plus être à jour. Si vous voyagez en van, renseignez-vous aussi sur le self check-in, le paiement à l’arrivée et la possibilité de brancher l’électricité.

Le fonctionnement varie d’un établissement à l’autre. Certains acceptent les voyageurs selon le principe du premier arrivé, premier servi. D’autres demandent une réservation, surtout en haute saison ou près des sites les plus fréquentés. La réservation n’est donc pas systématiquement obligatoire, mais elle peut sécuriser une étape importante de l’itinéraire. Dans tous les cas, vérifiez la période d’ouverture, les services disponibles et les conditions d’arrivée.

Été ou hiver : tente, van et camping-car ne se valent pas

Camper en Islande reste possible pendant une large partie de l’année, mais les conditions changent nettement selon la saison. En été, les températures diurnes peuvent se situer entre 10 et 20 °C, tandis que les nuits peuvent descendre jusqu’à 5 °C. La lumière prolongée facilite les déplacements, mais un masque de nuit peut être utile entre juin et juillet. En hiver, le froid, le vent, l’humidité et la neige rendent le couchage aussi important pour la sécurité que pour le confort.

  • La tente convient surtout de la fin du printemps au début de l’automne. Elle doit être imperméable et conçue pour résister au vent ; une résistance minimale de 50 km/h est recommandée. Le montage demande toutefois de bonnes conditions et un emplacement correctement exposé.
  • Le van aménagé offre un abri plus rapide à installer et protège mieux des averses. Il reste nécessaire de dormir dans une zone désignée et de vérifier l’accès aux emplacements adaptés aux véhicules.
  • Le camping-car apporte davantage d’espace et de confort thermique. En contrepartie, il demande plus d’électricité et d’eau, ainsi qu’un accès routier praticable pour un véhicule plus encombrant.

Quel que soit le mode de voyage, prévoyez un matelas isolant, un sac de couchage adapté à des températures de 0 à 5 °C, des vêtements en couches, une lampe, des batteries chargées, un réchaud et une trousse de secours. La tente doit rester résistante à l’humidité et au vent. Contrôlez chaque jour la météo et l’état des routes avant de reprendre la route. En hiver, ne forcez jamais une étape pour atteindre un camping précis : raccourcir le trajet reste souvent l’option la plus sûre.

Camper légalement et maîtriser son budget

Le camping sauvage est fortement limité en Islande. Dormir sous une tente, dans un van ou dans un camping-car doit généralement se faire dans un camping ou une zone prévue à cet effet. Sur un terrain privé, l’autorisation du propriétaire peut être nécessaire. Les parcs nationaux et les zones protégées appliquent des restrictions spécifiques. Installer son bivouac hors des emplacements autorisés peut dégrader des milieux fragiles et vous placer en infraction.

La règle concerne aussi les voyageurs qui souhaitent simplement passer la nuit dans leur véhicule. Un van ou un camping-car ne permet pas automatiquement de dormir n’importe où. Prévoyez une étape dans un camping désigné et vérifiez les restrictions locales, notamment lorsque l’itinéraire traverse une zone protégée ou un terrain privé. Respectez les emplacements, utilisez les sanitaires prévus et emportez vos déchets.

Tarifs, suppléments et Camping Card

Les prix varient selon le lieu et les installations. Les tarifs couramment annoncés se situent entre 1 000 et 1 800 ISK par personne et par nuit. Certaines sources indiquent plutôt une fourchette de 1 300 à 2 500 ISK par personne pour un emplacement sans électricité. Le branchement électrique peut ajouter 1 000 à 2 000 ISK pour 24 heures, tandis que certaines douches sont facturées autour de 500 ISK.

Demandez toujours ce qui est compris dans le prix. L’eau, la douche, l’électricité, le Wi-Fi et l’accès à la cuisine ne suivent pas les mêmes règles d’un camping à l’autre. Le montant peut aussi dépendre du nombre de personnes et du type d’emplacement. En haute saison, une réservation ou un paiement anticipé peut être demandé, alors que d’autres terrains fonctionnent encore à l’arrivée.

La Camping Card peut intéresser les voyageurs qui enchaînent les nuits dans des campings partenaires. Elle est annoncée comme valable 28 jours, pour deux adultes et jusqu’à quatre enfants de moins de 16 ans. Son prix varie selon les offres évoquées, de 149 à 179 euros. Sa rentabilité est souvent estimée après environ quatre nuits pour deux personnes. Avant de l’acheter, vérifiez la liste des campings partenaires, les éventuels suppléments et leur période d’ouverture.

Préparer une arrivée sans imprévu

Une bonne préparation ne consiste pas à inscrire une date d’ouverture sur une carte, puis à considérer l’étape comme acquise. La veille de chaque trajet, confirmez le statut du terrain, les services réellement disponibles, le moyen de paiement accepté et la route à emprunter. Gardez une alternative, surtout en mai, en septembre et pendant l’hiver, lorsque les fermetures et les changements de conditions sont plus fréquents.

Adaptez aussi votre équipement au type de couchage et à la saison. Un van ou un camping-car apporte davantage de protection, mais ne dispense pas de consulter la météo et l’état des routes. Une tente demande une attention particulière au vent, à l’humidité et à l’isolation du sol. Dans tous les cas, respectez les emplacements, utilisez les installations prévues et évitez de circuler hors des pistes autorisées. Cette organisation limite les imprévus et réduit votre impact sur les paysages islandais.

Élise-Marie Charpentier-Dubourg

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