Le road trip en Islande, étape par étape.
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Campings en Islande : les étapes à choisir selon votre itinéraire et votre véhicule

Élise-Marie Charpentier-Dubourg 7 min de lecture
Liste des camping en islande : van aménagé et tente près de l’entrée d’un camping

Préparer une liste des campings en Islande ne revient pas à repérer un simple endroit où passer la nuit. Le choix du terrain influence l’accès aux cascades, aux randonnées, aux glaciers et aux routes praticables le lendemain. En tente, en van aménagé ou en camping-car, sélectionnez d’abord des campings situés sur votre itinéraire, puis vérifiez leur ouverture et leurs services avant de prendre la route.

Une sélection de campings à placer sur votre itinéraire

La route circulaire permet d’enchaîner de nombreux terrains de camping, mais une étape cohérente dépend surtout des paysages visités et du temps consacré à la conduite. Le tableau suivant rassemble des repères utiles pour organiser une boucle, sans remplacer la vérification directe auprès de chaque établissement.

Zone Campings à envisager Intérêt principal Accès à surveiller
Reykjavík et Cercle d’Or Mosskógar, Faxi, Úlfljótsvatn Arrivée, Geysir, Gullfoss, sorties familiales Routes généralement accessibles en véhicule standard
Côte sud Þakgil, Kleifar, Þjórsárdalur Cascades, canyon, Vík et paysages volcaniques La route vers Þakgil demande une attention particulière
Sud-est Svínafell, Skaftafell Parc national du Vatnajökull, glacier et randonnée Réserver ou anticiper en période très fréquentée
Nord Ásbyrgi Randonnée, canyon boisé et découverte de Mývatn Ouverture saisonnière à confirmer
Ouest et Hautes Terres Hellissandur, Kerlingarfjöll Snæfellsnes, géothermie et grands espaces 4×4 souvent indispensable dans les Hautes Terres

Autour du Cercle d’Or : une première nuit facile à organiser

Faxi se situe à environ 10 km de Geysir. Le camping permet donc de visiter Gullfoss et la zone géothermale sans revenir dormir à Reykjavík. Son ouverture est indiquée du 15 mai au 30 septembre. Proche de la capitale, Mosskógar convient au début ou à la fin d’un road trip. Sa période annoncée va du 1er mars au 15 décembre. Ouvert du 1er juin à fin septembre, Úlfljótsvatn s’adresse particulièrement aux voyageurs qui cherchent un environnement adapté aux familles et aux activités de plein air.

De Vík au Vatnajökull : les étapes fortes de la côte sud

Þakgil se trouve à environ 21 km à l’intérieur des terres depuis Vík. Son décor encaissé, entre reliefs et sentiers, convient aux voyageurs prêts à adapter leur conduite aux conditions de la route. L’ouverture est habituellement annoncée du 1er juin au 15 septembre. Plus à l’est, Svínafell et Skaftafell rapprochent des randonnées, des langues glaciaires et de Jökulsárlón. À Skaftafell, les itinéraires mentionnés vont de 3,7 km à 29,8 km. Une nuit sur place permet donc de partir tôt et de consacrer davantage de temps aux sentiers.

Choisir le bon terrain selon votre véhicule et vos besoins

Deux campings voisins peuvent offrir des conditions très différentes. Avant de réserver ou de vous présenter sur place, comparez le sol, l’exposition au vent, les installations, l’accès routier et les modalités de paiement. La photo du terrain ne suffit pas pour évaluer le confort d’une nuit.

  • En tente : recherchez un terrain drainant, un bloc sanitaire ouvert et, si possible, une zone protégée des rafales. Un emplacement agréable mais très exposé peut compliquer le montage et perturber le sommeil.
  • En van aménagé : vérifiez l’acceptation des véhicules, l’accès à l’électricité si vous en avez besoin et la présence d’une zone de vidange adaptée. Le stationnement nocturne hors d’un terrain désigné ne doit pas être considéré comme une solution automatique.
  • En camping-car ou caravane : contrôlez l’espace de manœuvre, la largeur de la route d’accès et les restrictions éventuelles. Les itinéraires de montagne et les routes F ne conviennent pas à tous les véhicules.
  • En famille : une cuisine commune, une laverie, une aire de jeux et des douches rendent les étapes pluvieuses plus simples à gérer.

Le choix d’un emplacement demande de découper l’itinéraire en étapes réalistes, plutôt que de tirer une ligne droite sur une carte. Dormir près d’un sentier évite un long aller-retour le matin. Un terrain abrité réduit les mouvements de la toile et les secousses du van. Une étape proche d’une station-service permet de refaire l’eau, les provisions et le carburant. Ces détails rendent le voyage plus fluide, surtout lorsque les distances et la météo compliquent les déplacements.

Ouvertures, tarifs et équipements : ce qu’il faut contrôler

La majorité des campings islandais fonctionnent surtout pendant la saison estivale. Certains réduisent leurs services ou ferment hors saison. Un terrain accessible ne garantit donc ni douche chaude, ni cuisine, ni réception. Ásbyrgi est par exemple annoncé ouvert de mi-mai à octobre. Pour les autres campings, contrôlez les dates d’ouverture au plus près du départ, car elles dépendent aussi de l’accès et des conditions locales.

Les prix indicatifs observés vont de 1 375 à 2 750 ISK, soit environ 10 à 20 euros par personne. Ce tarif de base ne comprend pas forcément tous les services. Les douches et l’électricité peuvent être facturées en supplément. La taxe islandaise de camping est d’environ 2,30 euros par nuit. Pour établir un budget réaliste, additionnez le nombre de voyageurs, les options payantes et le nombre de nuits, au lieu de vous baser uniquement sur le prix d’entrée.

Une liste fiable doit préciser les équipements disponibles : sanitaires, eau courante, douche, cuisine, laverie, Wi-Fi, branchement électrique, restauration éventuelle et type d’emplacement. Svínafell dispose notamment de six cabanes chauffées pouvant accueillir jusqu’à quatre personnes chacune. Elles peuvent offrir une solution plus confortable lorsque la météo rend la tente difficile. Pour les campings isolés, vérifiez aussi la présence de commerces et la couverture mobile avant votre arrivée.

Réserver, payer et évaluer l’intérêt de la Camping Card

Beaucoup de campings fonctionnent sans réservation classique, selon le principe du premier arrivé, premier servi. Cette souplesse facilite les itinéraires itinérants, mais elle ne garantit pas une place pendant les périodes chargées ou près des grands sites. L’application Parka.is permet, pour certains campings, de consulter des informations et de prépayer ou réserver. Consultez-la la veille de l’étape et gardez une solution de repli à une distance raisonnable.

La Camping Card est-elle adaptée à votre voyage ?

La Camping Card est annoncée à 159 euros pour un réseau de 42 campings, avec jusqu’à 28 nuits. Elle peut couvrir jusqu’à deux adultes et deux enfants de moins de 16 ans, avec une limite de quatre nuits consécutives dans un même camping. Elle devient surtout intéressante pour un séjour long, itinérant et largement consacré aux terrains partenaires. Son intérêt diminue si vous alternez avec des hôtels, des cabanes, des sites non participants ou des étapes très courtes dans une seule région. Vérifiez la liste des campings acceptant la carte ainsi que les frais non inclus avant l’achat.

Camper légalement et sereinement dans une nature fragile

Le camping sauvage est limité en Islande. Les vans, camping-cars, caravanes et tentes-remorques doivent utiliser les campings désignés. Pour les petites tentes, la possibilité de passer une nuit en pleine nature dans certaines conditions concerne moins de trois tentes. Elle ne donne jamais un droit général de s’installer où bon vous semble. Un terrain privé, la proximité d’habitations, la signalisation ou les règles locales peuvent imposer une autorisation ou interdire le camping.

Dans les parcs nationaux, les réserves et les zones protégées, installez-vous uniquement dans les emplacements prévus. Ne roulez jamais hors piste et ne posez pas votre tente sur la mousse ou les sols fragiles. Ne laissez aucun déchet et évitez les feux en dehors des zones autorisées. Avant chaque étape, consultez la météo, le vent, le brouillard et l’état des routes. Cette vérification compte autant que le choix du camping, en particulier sur les accès isolés et dans les Hautes Terres.

Élise-Marie Charpentier-Dubourg

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