Le road trip en Islande, étape par étape.
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Dormir en camping-car en Islande exige un camping autorisé, surtout sur la route N1

Sophie Guérin 8 min de lecture
Ou dormir en camping car en islande : camping autorisé sur la N1, fourgon en aire

En Islande, dormir légalement en camping-car, en van ou en fourgon aménagé signifie généralement rejoindre un camping désigné. Les emplacements sont nombreux autour de la route circulaire N1 et dans les principales régions touristiques, mais un parking pratique pour une visite n’est pas forcément autorisé pour une nuitée. Préparer chaque étape limite les mauvaises surprises, notamment en été ou lorsque la météo se dégrade.

La règle essentielle : dormir en camping, pas en pleine nature

Le camping sauvage est interdit en Islande depuis 2015. Cette règle concerne les camping-cars, camper vans, fourgons aménagés et tentes. S’installer pour la nuit au bord d’une route, sur le parking d’un site naturel ou dans un espace non prévu à cet effet n’est donc pas une solution d’hébergement autorisée.

Un véhicule peut stationner le temps d’une visite lorsque le stationnement est permis. En revanche, sortir les chaises, cuisiner dehors, passer la nuit ou s’installer durablement transforme le simple arrêt en camping. Cette distinction compte sur une île où la végétation est fragile et où les espaces naturels très fréquentés doivent être préservés.

Terrain privé : l’autorisation du propriétaire est indispensable

Passer la nuit sur une propriété privée peut être envisageable, mais uniquement avec l’accord explicite du propriétaire. Ne déduisez jamais qu’un champ, une cour de ferme ou une parcelle isolée est accessible parce qu’aucune barrière n’est visible. Sans autorisation, choisissez un camping officiel ou une aire clairement identifiée comme accueillant les véhicules aménagés.

Pourquoi un parking n’est pas une aire de camping-car

Un parking près d’une cascade, d’une plage ou d’un départ de randonnée sert au stationnement, pas nécessairement à la nuitée. Il peut être soumis à des restrictions locales, ne proposer ni toilettes ni collecte des déchets et devenir très exposé au vent. Une aire ou un camping fournit un cadre plus adapté, avec un emplacement prévu, des sanitaires et, selon le site, des points d’eau ou de vidange.

Choisir son campement selon son itinéraire en Islande

La plupart des voyageurs organisent leurs nuits autour de Reykjavik, du Cercle d’Or et de la route N1. L’objectif n’est pas de dormir exactement à côté de chaque attraction, mais de terminer l’étape dans une zone équipée, sans rallonger inutilement la conduite du lendemain. Cette méthode permet de relier plus facilement le choix du camping au parcours prévu.

Zone Étapes et campings à repérer Intérêt pratique
Reykjavik et sud-ouest Reykjavik Eco-camping, Hveragerði, Selfoss Pratique à l’arrivée, au départ ou avant le Cercle d’Or
Cercle d’Or Úthlíð, Úlfljótsvatn Bon compromis entre les sites du cercle et la côte sud
Côte sud et sud-est Höfn Étape structurante avant ou après les paysages glaciaires
Est et nord Egilsstaðir, Akureyri, Laugar Relais utiles sur un tour complet de l’île

Reykjavik, Cercle d’Or et côte sud : les premières nuits

Le camping de Reykjavik convient à une première ou à une dernière nuit près de la capitale. Les tarifs indiqués vont de 3 888 ISK pour les petits vans à 6 948 ISK pour un emplacement XXL. En direction du Cercle d’Or, Úthlíð facture 2 000 ISK par personne et par nuit, avec 333 ISK pour un campeur supplémentaire. À Hveragerði, le tarif est de 2 000 ISK par adulte, tandis que les enfants de 15 ans et moins sont gratuits. L’électricité est proposée en supplément à 1 000 ISK.

Pour une étape plus proche des paysages du Cercle d’Or, Úlfljótsvatn affiche 1 950 ISK par adulte et 750 ISK par adolescent. Les enfants de 12 ans et moins sont gratuits. L’électricité coûte 1 100 ISK en supplément. Sur la côte sud-est, le camping de Höfn propose une formule à 4 000 ISK pour un camping-car avec deux personnes.

Est, nord et tour de la route N1

Egilsstaðir constitue un arrêt logique après les Fjords de l’Est. Le camping facture 2 750 ISK par adulte et 2 000 ISK par senior, avec la gratuité pour les enfants de 12 ans et moins. Il faut ajouter une taxe de nuit de 400 ISK par van et 2 000 ISK pour 24 heures d’électricité.

Dans le nord, le camping Hamrar, près d’Akureyri, demande 2 450 ISK par adulte et 2 000 ISK par senior. Les moins de 18 ans sont inclus. Une taxe de nuit de 450 ISK et l’électricité à 1 450 ISK par nuit s’ajoutent au séjour. Ces étapes servent de relais utiles pour un tour complet de l’île par la route circulaire N1.

Comparer les équipements avant de choisir une nuit

Les campings islandais n’offrent pas tous le même niveau de confort. Toilettes, douches, cuisine commune, eau potable, Wi-Fi, blanchisserie, électricité et espaces de vidange peuvent être disponibles, mais ils ne doivent pas être supposés. Pour un van sans sanitaires, une douche et une cuisine commune améliorent réellement le confort du voyage. Pour un camping-car autonome, l’accès à l’eau potable, à l’électricité et à la vidange des eaux grises ou noires est souvent prioritaire.

  • Van compact : recherchez des sanitaires, une douche chaude, une cuisine abritée et une possibilité de recharge électrique.
  • Camping-car familial : vérifiez la taille de l’emplacement, l’accès à l’électricité et les services de vidange.
  • Voyage avec enfants : comparez les tarifs par âge et la présence éventuelle d’espaces communs ou de loisirs.
  • Voyage autonome : ne payez pas l’électricité si votre batterie, votre chauffage et votre réserve d’eau suffisent.

Le meilleur choix n’est pas forcément le camping le moins cher. Comparez votre autonomie réelle, la météo annoncée et les besoins du lendemain. Une nuit avec douche, cuisine et branchement peut faire gagner du temps le matin. À l’inverse, un arrêt plus sobre convient avant une longue route lorsque les réservoirs sont pleins et la batterie chargée. Cette organisation réduit les détours et les dépenses inutiles.

Budget : comprendre le prix réel d’une nuit en camping-car

Le prix d’un camping en Islande dépend souvent du nombre d’adultes, de l’âge des enfants, du véhicule, de l’emplacement et des options. L’électricité est fréquemment facturée à part, tout comme certaines taxes de nuit. Comparez donc le coût total pour votre groupe, plutôt qu’un tarif d’appel par personne.

À Gesthús Selfoss, comptez 3 500 ISK avec un adulte, puis 1 800 ISK par adulte supplémentaire. Le camping CJA facture 1 900 ISK par adulte et 600 ISK par enfant de 13 à 17 ans. Les enfants de 0 à 12 ans sont gratuits, avec une taxe de 500 ISK par camping-car. Ces écarts montrent qu’un couple, une famille ou un voyageur seul n’obtient pas le même coût final dans un même secteur.

La Camping Card : utile seulement si votre parcours s’y prête

La Camping Card peut couvrir jusqu’à 28 nuits pour deux adultes et jusqu’à quatre enfants dans des campings affiliés. Elle peut devenir intéressante pour un long voyage comprenant plusieurs nuits dans ces établissements. En revanche, elle ne remplace pas la vérification des ouvertures, des services, des suppléments éventuels et de la localisation.

Avant de l’acheter, tracez vos étapes probables et contrôlez que les campings affiliés correspondent réellement à votre itinéraire. Le nombre de nuits prévues et la composition du groupe déterminent son intérêt. Une carte utilisée sur peu d’étapes peut être moins pertinente qu’un paiement à la nuit.

Trouver une place et dormir sereinement chaque soir

Campercontact et Park4night peuvent aider à repérer des campings, des aires et des services autour de votre position. Utilisez ces applications pour préparer votre parcours, puis vérifiez sur place les règles affichées, les dates d’ouverture et les conditions d’accueil. Les informations collaboratives peuvent évoluer plus vite que les infrastructures.

De juin à août, la haute saison réduit la disponibilité dans les zones les plus fréquentées. Réserver ou contacter le camping à l’avance sécurise les étapes proches de Reykjavik, du Cercle d’Or et de la côte sud. Si vous arrivez tard, anticipez le mode d’enregistrement et de paiement. Certains sites disposent d’un accueil limité ou d’une procédure autonome.

Entre octobre et avril, le choix du lieu de nuit dépend aussi de la météo et de l’état des routes. Ne planifiez pas une arrivée tardive sur une route gravillonnée ou exposée si le vent, la neige ou la glace sont annoncés. Les routes F sont réservées aux véhicules adaptés ou aux 4×4 : un camping-car classique ne doit pas s’y engager.

Avant chaque départ, vérifiez votre réserve de carburant, l’eau, la charge électrique, la possibilité de vidange et l’accessibilité de l’étape suivante. Cette routine permet de rejoindre un emplacement légal, adapté à votre véhicule et compatible avec les conditions du jour.

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