Le road trip en Islande, étape par étape.
Itinéraires en Islande : durée & saisons

Tour de l’Islande en voiture : 1 322 km de Route 1, et combien avec les détours ?

Sophie Guérin 7 min de lecture
km tour islande sur la route 1 en voiture, carnet de road trip

Faire le tour de l’Islande, ce n’est pas seulement additionner des kilomètres. C’est surtout choisir jusqu’où l’on s’éloigne de la route circulaire. La Route 1, qui ceinture l’île, mesure environ 1 322 km. En pratique, un road trip réaliste affiche souvent entre 1 600 et 2 200 km, parfois davantage si l’on ajoute les fjords, les péninsules, les pistes autorisées ou plusieurs allers-retours vers des cascades, glaciers et sources chaudes.

Combien de km pour faire le tour de l’Islande ?

La réponse courte est simple : si vous suivez uniquement la Route 1, le tour de l’Islande représente environ 1 322 km. C’est la distance de référence pour mesurer l’ampleur du trajet. Mais elle ne correspond presque jamais à ce que vous verrez sur le compteur à la fin du voyage.

Depuis Keflavik ou Reykjavik, il faut ajouter les kilomètres d’arrivée et de départ, les accès aux hébergements, les courses, les stations-service et les sites naturels légèrement éloignés de la route principale. Même un itinéraire très classique autour de l’île dépasse donc presque toujours les 1 322 km théoriques.

Type de voyage Distance indicative Ce que cela implique
Route 1 au plus direct Environ 1 322 km Tour circulaire sans grands écarts
Tour classique avec sites majeurs Environ 1 600 à 1 900 km Cascades, plages, lagunes glaciaires, quelques détours
Tour approfondi Environ 2 000 à 2 500 km Fjords de l’Est, péninsules, vallées, étapes plus lentes

Pourquoi les kilomètres réels montent vite

En Islande, beaucoup de lieux marquants ne sont pas loin à vol d’oiseau, mais demandent un crochet routier. Une cascade située à 12 km de la Route 1 ajoute déjà 24 km aller-retour. Une source chaude en fond de vallée peut représenter une heure de conduite. Une plage, un phare ou un point de vue sur glacier paraît proche sur la carte, mais s’intègre rarement sans effet sur la journée.

Route 1 : le socle du tour, mais pas tout le voyage

La Route 1, aussi appelée route circulaire, est l’axe principal du road trip islandais. Elle relie les grandes régions habitées, passe près de nombreux sites majeurs et permet de composer un itinéraire logique en boucle. Pour une première découverte, c’est généralement le meilleur repère : on avance chaque jour dans le même sens, sans revenir sans cesse sur ses pas.

Les zones où l’on ajoute le plus de kilomètres

Le Sud concentre beaucoup d’arrêts proches les uns des autres : cascades, plages de sable noir, langue glaciaire, lagune glaciaire. Les distances semblent faciles, mais les petits accès s’accumulent. Dans l’Est, les fjords peuvent rallonger le trajet selon la route choisie et la météo. Au Nord, les environs de Mývatn invitent à multiplier les boucles courtes, entre champs de lave, zones géothermiques et bains chauds.

La chaîne d’un itinéraire islandais fonctionne comme une série de maillons : un détour ajouté le matin modifie le plein de carburant, l’heure d’arrivée, la lumière disponible et parfois même le choix du restaurant ou de l’hébergement. Ce n’est pas dramatique, mais c’est ce qui distingue un kilométrage sur carte d’un kilométrage vécu. Avant d’ajouter un site, demandez-vous quel maillon il déplace : conduite de nuit, fatigue, marge météo ou simple envie de rester plus longtemps sur place.

Tour de l’Islande en voiture : voiture classique ou 4×4 ?

Pour rester sur la Route 1 et les accès touristiques principaux, une voiture classique suffit généralement en saison favorable, à condition de vérifier l’état des routes et la météo. Un 4×4 devient pertinent si vous prévoyez des secteurs plus isolés, certaines routes non asphaltées ou des détours plus engagés. Attention toutefois : le 4×4 n’efface pas les distances. Il peut ouvrir des possibilités, mais il ne rend pas une journée de 350 km plus reposante.

Quelle durée prévoir selon les kilomètres du tour ?

La distance seule ne dit pas tout. En Islande, une journée de 220 km peut sembler longue si elle traverse des secteurs très variés avec de nombreux arrêts, du vent, de la pluie ou une route sinueuse. À l’inverse, certains tronçons roulants passent plus vite, surtout si les conditions sont bonnes.

7 jours : possible, mais très dense

Un tour complet en 7 jours impose un rythme soutenu. Sur une base de 1 600 km, cela représente déjà plus de 225 km par jour en moyenne, sans compter les pauses longues. C’est faisable pour des voyageurs habitués à rouler, mais il faut accepter de choisir : moins de randonnées, moins de détours et des étapes très cadrées.

10 à 12 jours : le bon équilibre pour une première boucle

Pour un premier tour de l’Islande en voiture, 10 à 12 jours offrent une marge beaucoup plus confortable. Les kilomètres quotidiens deviennent plus digestes, les imprévus météo se gèrent mieux et l’on peut profiter des sites sans transformer chaque journée en course. C’est souvent le format le plus cohérent pour un itinéraire autour de l’île avec cascades, glaciers, plages, zones géothermiques et quelques bains chauds.

14 jours et plus : idéal pour sortir du tracé direct

Avec deux semaines ou davantage, le kilométrage total peut augmenter sans que le voyage paraisse plus fatigant. Vous pouvez intégrer des régions moins pressées, rester deux nuits au même endroit, attendre une fenêtre météo ou ajouter une péninsule. Le compteur grimpe parfois au-delà de 2 000 km, mais le rythme quotidien devient plus souple.

Exemples de kilométrage selon votre style de road trip

Pour estimer les kilomètres d’un tour d’Islande, partez toujours de vos nuits, pas seulement des sites. Les hébergements conditionnent les distances quotidiennes et évitent les journées déséquilibrées. Une belle carte ne suffit pas : il faut regarder les temps de conduite, l’état des routes et la densité des arrêts.

  • Tour rapide : environ 1 400 à 1 600 km, avec peu de détours et une priorité donnée à la boucle complète.
  • Tour découverte : environ 1 600 à 1 900 km, adapté à une première fois avec les grands sites.
  • Tour nature plus lent : environ 1 900 à 2 300 km, avec randonnées courtes, bains chauds et pauses photo.
  • Tour élargi : plus de 2 300 km, si vous ajoutez des péninsules, des fjords ou plusieurs routes secondaires.

Un bon réflexe consiste à ajouter 15 à 25 % à la distance affichée par votre itinéraire principal. Cette marge couvre les courses, les erreurs de navigation, les points de vue spontanés et les accès aux parkings. Elle évite aussi de sous-estimer le budget carburant.

Bien estimer son budget et sa fatigue à partir des kilomètres

Les kilomètres du tour de l’Islande influencent directement le budget carburant, le choix du véhicule et la durée idéale. Une voiture économique peut suffire pour un itinéraire classique, tandis qu’un véhicule plus confortable devient appréciable si vous roulez longtemps chaque jour ou voyagez à plusieurs avec des bagages.

Ne pas calculer seulement en distance

Une étape de 180 km peut prendre une grande partie de la journée si elle inclut trois cascades, une marche vers un glacier et une plage au coucher du soleil. À l’inverse, 250 km sur un tronçon plus direct peuvent être moins fatigants. En Islande, la météo change vite : vent fort, pluie, brouillard ou routes glissantes peuvent réduire votre vitesse moyenne et augmenter la fatigue.

La méthode simple pour éviter les mauvaises surprises

Avant de valider votre boucle, additionnez les kilomètres de chaque étape, puis ajoutez une marge réaliste. Vérifiez ensuite que les plus grosses journées ne se succèdent pas. L’idéal est d’alterner une étape roulante avec une journée plus courte autour d’une région dense en visites. C’est particulièrement utile autour du Sud, de Mývatn ou des fjords, où l’on a tendance à empiler les arrêts.

Retenir seulement 1 322 km donne une bonne base, mais pas le vrai visage du voyage. Pour un tour de l’Islande agréable en voiture, prévoyez plutôt un compteur final autour de 1 600 à 2 200 km, ajustez selon la saison et gardez toujours une marge pour ce que l’île fait très bien : vous donner envie de vous arrêter plus souvent que prévu.

Partager cet article

Retour en haut