1 322 km sur la Route 1, mais combien prévoir pour le tour d’Islande ?
Le calcul des kilomètres pour un tour d’Islande paraît simple, mais il dépend vite du tracé choisi. Suivre la Route 1 au plus direct donne une base claire, tandis que les péninsules, les fjords et les routes secondaires font grimper le compteur. La boucle principale fait environ 1 322 km, mais un itinéraire réel dépasse souvent 1 700 à 2 500 km selon les détours, la saison et le rythme.
Combien de kilomètres pour faire le tour de l’Islande ?
Le repère le plus fiable est la Route 1, aussi appelée Ring Road. Elle forme une boucle autour de l’île et relie les grandes régions habitées, de Reykjavík au Sud, puis vers l’Est, le Nord et l’Ouest avant de revenir vers la capitale. Pour un tour d’Islande en voiture, van ou camping-car, c’est la base la plus simple à utiliser.
Ce chiffre ne correspond presque jamais au kilométrage final au compteur. Dès que l’on quitte la route principale pour une cascade, un glacier, une plage de sable noir, un village de pêcheurs ou un canyon, les kilomètres s’ajoutent vite. En pratique, un tour classique de 8 à 12 jours se situe souvent entre 1 800 et 2 200 km.
| Type d’itinéraire | Kilométrage approximatif | Pour quel voyageur ? |
|---|---|---|
| Route 1 au plus direct | Environ 1 322 km | Voyage rapide, peu de détours, priorité à la boucle complète |
| Tour classique avec sites proches | Environ 1 700 à 2 000 km | Premier voyage équilibré, avec les principaux arrêts naturels |
| Tour enrichi avec péninsules et fjords | Environ 2 200 à 2 800 km | Voyage plus lent, paysages variés, envie de sortir des axes principaux |
| Tour avec Hautes Terres en été | Variable, souvent au-delà de 2 500 km | Conducteurs équipés, véhicule adapté, goût pour les pistes |
Les kilomètres ne disent pas tout. En Islande, 200 km ne se vivent pas comme 200 km d’autoroute. Les limitations, la météo, les routes gravillonnées, les arrêts photo et les animaux près de la chaussée ralentissent naturellement le rythme. Prévoir moins de kilomètres par jour rend souvent le voyage plus agréable et laisse de la place aux imprévus.
Les détours qui font grimper le compteur
La Route 1 donne la structure, mais les étapes les plus marquantes se trouvent souvent à quelques kilomètres de côté. Certains détours sont courts et évidents, d’autres demandent une demi-journée, voire une journée complète. C’est là que le calcul des km du tour d’Islande devient personnel.
Le Sud : peu de grands écarts, beaucoup d’arrêts
Entre Reykjavík, Vík, Skaftafell et la lagune glaciaire de Jökulsárlón, la Route 1 passe près de nombreux sites connus. Les détours vers Seljalandsfoss, Skógafoss, Reynisfjara ou Fjaðrárgljúfur restent relativement raisonnables, mais les pauses s’accumulent vite. Le Sud ajoute donc moins de kilomètres que de temps.
C’est une région où il vaut mieux éviter de raisonner uniquement en distance. Une journée de 250 km peut sembler courte sur la carte, puis devenir dense si l’on marche jusqu’à un point de vue, si l’on attend une éclaircie ou si l’on visite plusieurs cascades. Pour un premier voyage, c’est souvent ici que l’on comprend que le compteur ne dit pas tout.
L’Est et le Nord : les fjords allongent la route
Dans l’Est, la route épouse parfois les reliefs et les fjords. Certains itinéraires restent fluides, d’autres imposent des virages, des montées et des descentes qui ralentissent le trajet. Ajouter Seyðisfjörður, Borgarfjörður Eystri ou des routes côtières peut transformer une étape simple en longue journée panoramique.
Au Nord, les kilomètres supplémentaires viennent surtout du lac Mývatn, de Dettifoss, d’Ásbyrgi, de Húsavík ou de la péninsule de Tröllaskagi. Ces détours valent souvent le temps qu’on leur consacre, mais ils demandent de ne pas empiler trop d’objectifs dans la même journée. Un itinéraire confortable garde de la marge pour les bains chauds, les randonnées courtes et les changements de météo.
L’Ouest : péninsule de Snæfellsnes ou retour direct ?
La péninsule de Snæfellsnes est l’un des ajouts les plus populaires à un tour d’Islande. Elle n’est pas indispensable pour fermer la boucle, mais elle concentre volcans, falaises, plages, villages et vues sur glacier. L’intégrer ajoute facilement plusieurs centaines de kilomètres selon le point de départ, le sens de circulation et le nombre d’arrêts.
Si le voyage est court, il faut choisir : terminer tranquillement la boucle par la Route 1, ou consacrer une vraie étape à Snæfellsnes. Le mauvais compromis consiste à y passer trop vite, en ajoutant beaucoup de route pour peu de temps sur place. Mieux vaut une péninsule vécue lentement qu’une case cochée sur une carte.
Combien de kilomètres par jour prévoir selon la durée du voyage ?
La durée change complètement la perception du tour. Faire le tour d’Islande en 6 ou 7 jours est possible sur le papier, mais cela laisse peu d’espace aux imprévus. À partir de 10 jours, le voyage respire davantage. En 14 jours, on peut commencer à choisir ses détours sans transformer chaque journée en transfert.
Sur 7 jours, l’idée est de suivre la Route 1 avec peu de détours, autour de 180 à 250 km par jour, parfois plus. Sur 10 jours, on trouve souvent le meilleur équilibre pour un premier tour, avec des étapes de 150 à 230 km et quelques journées plus légères. Sur 14 jours, le rythme devient confortable et permet d’ajouter Snæfellsnes, des fjords de l’Est ou davantage de randonnées. Sur 3 semaines, le format laisse de la place pour la boucle, les péninsules et des pauses météo sans pression.
Une bonne méthode consiste à ne pas répartir les kilomètres de façon parfaitement égale. Certaines zones se traversent plus vite, d’autres méritent une nuit supplémentaire. Autour de Mývatn, de Skaftafell ou de Snæfellsnes, rester deux nuits au même endroit évite de refaire les bagages tous les matins et permet d’explorer sans se presser.
La vraie clé d’un tour réussi n’est pas seulement le nombre de kilomètres, mais l’endroit où l’on place ses points de repère : stations-service, hébergements, courses, traversées de cols, routes alternatives. Chaque étape doit ouvrir la suivante sans bloquer le reste du parcours. Si une longue portion isolée arrive après 18 h, sans carburant ni solution de repli, le problème ne vient pas de la distance elle-même, mais du manque de marge. En Islande, un itinéraire souple vaut souvent mieux qu’un itinéraire ambitieux.
Voiture, van, camping-car : le kilométrage ne se gère pas pareil
Le choix du véhicule influence fortement la manière de vivre les kilomètres. Une petite voiture suffit pour la Route 1 en conditions normales, tandis qu’un van apporte de la liberté mais demande plus d’attention au vent et au stationnement. Un camping-car peut être confortable, mais il se conduit plus lentement et n’aime pas toutes les routes secondaires.
Route 1 : accessible, mais pas monotone
La Route 1 est majoritairement asphaltée et adaptée à un road trip classique. Cela ne signifie pas qu’elle se parcourt comme une nationale ordinaire. Les ponts à voie unique, les portions exposées au vent, la visibilité changeante et les arrêts fréquents imposent une conduite attentive. Même sur une route principale, il est préférable de limiter les longues journées au volant.
Pour un conducteur peu habitué aux grands espaces, 180 km peuvent suffire à remplir une journée si plusieurs visites sont prévues. À l’inverse, certaines portions plus roulantes permettent d’avancer davantage. L’important est d’éviter de bâtir l’itinéraire sur la vitesse maximale autorisée, car elle ne reflète ni les conditions réelles ni l’envie de s’arrêter.
Les pistes F changent complètement le calcul
Les routes de montagne, souvent appelées pistes F, ne sont pas comparables aux routes classiques. Elles ne sont accessibles qu’avec un véhicule autorisé et adapté, et seulement quand elles sont ouvertes. Elles peuvent impliquer des gués, des surfaces irrégulières et une conduite beaucoup plus lente.
Ajouter les Hautes Terres à un tour d’Islande n’est donc pas seulement une question de kilomètres supplémentaires. C’est un autre type de voyage, plus dépendant de la météo, du véhicule et de l’expérience du conducteur. Pour un premier séjour, il est souvent plus sage de garder la Route 1 comme colonne vertébrale et de réserver les pistes à un itinéraire préparé à part.
Construire un itinéraire réaliste sans passer son voyage au volant
Pour transformer un nombre de kilomètres en voyage agréable, il faut partir des étapes, pas seulement de la carte. Le bon itinéraire est celui qui laisse du temps aux paysages, aux repas, aux marches courtes et aux imprévus. L’Islande récompense rarement les plannings trop serrés.
Une règle simple consiste à prévoir une ou deux grandes journées de liaison maximum, puis à les entourer d’étapes plus courtes. Par exemple, une journée longue dans l’Est peut être suivie d’une journée plus calme autour de Mývatn. De la même façon, après la côte Sud, une nuit supplémentaire près d’un glacier ou d’une lagune permet de profiter de la lumière sans repartir aussitôt.
Il est aussi utile de préparer deux versions du parcours : une version principale et une version réduite. Si la météo se dégrade, si une route ferme ou si la fatigue s’installe, vous saurez quel détour supprimer sans déséquilibrer toute la boucle. Les péninsules, les routes côtières secondaires et certains canyons peuvent devenir des options plutôt que des obligations.
Au final, demander “combien de km pour un tour d’Islande” revient à choisir entre traverser l’île par son anneau principal ou prendre le temps de l’explorer davantage. La Route 1 donne une réponse nette avec ses 1 322 km environ. Votre voyage, lui, commence vraiment dans les kilomètres ajoutés avec discernement.
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