Nord de l’Islande en road trip : l’itinéraire Akureyri-Mývatn sans journée surchargée
Entre Akureyri et Mývatn, le nord de l’Islande réunit ce que beaucoup cherchent sur la route circulaire : une ville agréable, une grande cascade, des zones volcaniques, des bains chauds et des détours possibles vers les baleines ou les déserts de lave. Ce tronçon paraît court sur la carte, mais il mérite rarement d’être avalé d’une traite.
Pour réussir un road trip dans le nord de l’Islande, il ne suffit pas de relier deux points. Il faut choisir où s’arrêter, combien de temps garder pour les pistes secondaires, et comment adapter la journée à la météo, à la saison et au type de véhicule.
Akureyri, le bon point de départ pour le nord islandais
Akureyri est souvent l’étape qui permet de souffler après plusieurs jours de route depuis l’ouest ou les fjords du nord-ouest. La ville reste compacte et pratique pour refaire le plein, laver quelques vêtements, faire des courses et vérifier la météo avant de repartir vers les secteurs plus exposés autour de Mývatn.
Ce qu’il faut prévoir avant de quitter la ville
Avant de prendre la route 1 vers l’est, mieux vaut partir avec un réservoir confortable, de quoi déjeuner simplement et une vraie marge horaire. Les distances ne sont pas immenses, mais les arrêts se multiplient vite : point de vue sur l’Eyjafjörður, pause photo, détour improvisé, vent fort ou route plus lente que prévu.
Akureyri est aussi un bon endroit pour ajuster son équipement. Même en été, une veste coupe-vent, des chaussures imperméables et une couche chaude changent complètement l’expérience. Dans le nord de l’Islande, le confort dépend autant de l’exposition au vent et de l’humidité que de la température affichée.
Faut-il dormir à Akureyri ou avancer directement ?
Si vous arrivez tard, dormir à Akureyri est souvent le choix le plus confortable. Vous repartez le lendemain avec une vraie journée devant vous. Si vous arrivez en milieu de journée, vous pouvez rejoindre Mývatn en ajoutant Goðafoss et quelques pauses, à condition de ne pas empiler trop de visites ambitieuses.
Pour un voyage en famille ou avec un rythme tranquille, Akureyri offre une transition douce. Contrairement à un road trip cap nord très linéaire, où l’on cherche parfois surtout à atteindre un point symbolique, la valeur de cette portion tient aux étapes intermédiaires et au temps laissé à chaque arrêt.
De Goðafoss à Mývatn : l’itinéraire principal sur la route 1
La route entre Akureyri et Mývatn suit un axe simple, mais chaque arrêt mérite d’être choisi avec intention. La tentation est grande de tout cocher. Pourtant, le plaisir vient souvent d’un programme lisible, avec un ou deux temps forts bien vécus plutôt qu’une succession de parkings.
Goðafoss, l’arrêt à ne pas expédier
Goðafoss se situe sur l’axe principal et reste l’étape la plus évidente entre Akureyri et Mývatn. La cascade est accessible sans long détour, ce qui la rend très fréquentée aux heures de passage. Pour mieux l’apprécier, prévoyez un vrai temps de marche autour des points de vue plutôt qu’un simple arrêt de dix minutes.
Le site fonctionne très bien en début de journée ou en fin d’après-midi, quand la lumière donne plus de relief à l’eau et aux roches. Par mauvais temps, il garde de la force, mais le sol peut devenir glissant. C’est typiquement l’endroit où des chaussures adaptées valent mieux qu’une tenue pensée pour la ville.
L’arrivée à Mývatn, changement d’ambiance immédiat
En approchant de Mývatn, le décor devient plus minéral, plus étrange, parfois presque lunaire. Le lac, les pseudo-cratères, les champs de lave et les zones géothermiques composent une atmosphère très différente de la côte et des fjords. Cette rupture rend l’étape particulièrement marquante dans un road trip en Europe du Nord.
Un bon itinéraire se construit souvent à partir d’un détail : une éclaircie sur le lac, une vapeur visible au loin, un vent qui tombe pendant une heure. Dans cette région, mieux vaut adapter l’ordre des visites aux conditions réelles plutôt que suivre un programme trop fixe. Garder une visite courte en réserve, comme un point de vue ou une marche facile, permet de transformer une contrainte météo en bonne surprise.
Que voir autour de Mývatn sans courir partout ?
Mývatn demande au moins une nuit, idéalement deux si vous voulez profiter des sites sans pression. Les lieux d’intérêt sont proches les uns des autres, mais l’expérience change fortement selon la lumière, le vent et la fréquentation. L’idée n’est pas de faire le maximum, mais de composer une boucle cohérente.
Hverir, Krafla et Dimmuborgir : trois ambiances volcaniques
Hverir, près de Námaskarð, montre l’un des visages les plus bruts de la géothermie islandaise : sols colorés, fumerolles, odeur de soufre et boue en mouvement. Le site impressionne, mais il est très exposé. Restez strictement sur les zones autorisées, car la croûte peut être fragile et la chaleur réelle, même là où le sol paraît stable.
Krafla complète très bien cette visite avec une lecture plus large du volcanisme local. Dimmuborgir, de son côté, propose une ambiance plus labyrinthique, faite de formations de lave et de sentiers. Pour équilibrer la journée, associer Hverir le matin, une pause repas, puis Dimmuborgir l’après-midi fonctionne mieux que d’enchaîner tous les sites dans la même demi-journée.
Bains chauds et fin de journée plus lente
Après une journée de marche et de vent, les bains chauds de la région de Mývatn offrent une vraie respiration. C’est une façon simple de terminer l’étape sans reprendre une longue route. Réservez si nécessaire selon la période, et évitez de programmer ensuite un gros trajet de nuit : la détente se savoure davantage si votre hébergement est proche.
Ce choix de rythme est particulièrement pertinent pour un voyage avec enfants. Dans un road trip Italie du Nord en famille, on alterne souvent villages, lacs et pauses gourmandes ; autour de Mývatn, l’équivalent consiste à doser les sites géothermiques, les petites marches et un moment chaud, sans transformer la journée en marathon.
Détours possibles : Húsavík, Dettifoss ou journée complète à Mývatn
Selon la durée de votre séjour, vous pouvez enrichir l’étape avec un détour vers la côte ou vers les grandes cascades du nord-est. Ces extensions sont superbes, mais elles changent l’équilibre de la journée. Il faut les choisir en fonction de la météo, de la saison et de votre fatigue.
| Option | Intérêt principal | À privilégier si |
|---|---|---|
| Húsavík | Ambiance portuaire et sorties d’observation des baleines | Vous avez une demi-journée flexible et une mer correcte |
| Dettifoss | Cascade puissante et paysages plus sauvages | Vous acceptez un détour plus long et vérifiez l’état des routes |
| Journée complète à Mývatn | Volcanisme, lac, bains et marches courtes | Vous voulez limiter la conduite et approfondir la région |
Húsavík ou Dettifoss : deux logiques différentes
Húsavík attire surtout pour son port et les sorties en mer. C’est un détour qui dépend beaucoup des conditions maritimes et de votre envie d’activité organisée. Il peut très bien s’intégrer entre Akureyri et Mývatn, mais il rallonge la journée et impose de surveiller les horaires.
Dettifoss, à l’inverse, est un choix plus minéral et plus routier. L’accès varie selon les itinéraires et les conditions, surtout hors été. Avant de partir, vérifiez toujours l’état des routes islandaises, car une route théoriquement ouverte peut rester lente, fatigante ou peu agréable avec un véhicule inadapté.
Van, voiture classique ou 4×4 : quel choix pour cette étape ?
En été, une voiture classique suffit généralement pour l’axe Akureyri, Goðafoss et Mývatn par la route 1. Un 4×4 devient intéressant si votre itinéraire global inclut des routes de montagne autorisées, des secteurs plus isolés ou un voyage hors saison avec davantage d’incertitude.
Le van séduit les voyageurs habitués aux grands itinéraires, comme un road trip van Italie du Nord, un road trip nord Portugal ou un road trip Bretagne nord. En Islande, il impose toutefois une règle simple : dormir uniquement dans les lieux autorisés et anticiper les campings ouverts selon la saison. La liberté existe, mais elle se prépare.
Combien de temps prévoir et avec quels repères de conduite ?
Pour relier Akureyri à Mývatn sans stress, comptez une journée si vous ajoutez Goðafoss et une première découverte du lac. Pour profiter vraiment de la région, deux nuits autour de Mývatn offrent un meilleur équilibre. Cela permet de garder une marge en cas de pluie, de vent fort ou de brouillard.
Un rythme plus lent que sur d’autres grands road trips
Comparer ce tronçon à un road trip nord Espagne, un road trip Italie du Nord ou un road trip nord ouest USA peut aider à comprendre la différence : en Islande, les distances brutes disent peu de choses. La météo, l’état de la chaussée, la lumière et les arrêts photo pèsent autant que les kilomètres.
Un road trip Amérique du Nord peut parfois absorber de longues étapes autoroutières ; en Islande, mieux vaut privilégier des journées plus courtes et plus denses. Même sur la route circulaire, la conduite demande de l’attention : vent latéral, gravillons, animaux, ponts étroits et changements rapides de visibilité peuvent ralentir le rythme.
La meilleure stratégie pour ne pas rater l’étape
Construisez votre journée autour d’un noyau simple : départ d’Akureyri, arrêt à Goðafoss, installation ou première boucle à Mývatn. Ajoutez ensuite une seule extension selon les conditions : Húsavík, Dettifoss, bains chauds ou marche volcanique. Cette méthode évite l’erreur classique qui consiste à prévoir une journée parfaite sur le papier, mais trop rigide sur place.
Le nord de l’Islande récompense les voyageurs qui acceptent de ralentir. Entre Akureyri et Mývatn, les plus beaux souvenirs viennent souvent d’un ciel qui s’ouvre sur une cascade, d’une vapeur qui traverse un champ de lave ou d’une soirée calme près du lac. Sur cette étape, la bonne route n’est pas forcément la plus remplie : c’est celle qui vous laisse le temps de regarder.
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