Circuit camping-car en Islande : 7, 14 ou 21 jours pour voyager sans courir
Un circuit en camping-car en Islande se prépare comme un itinéraire modulable, soumis à la météo, aux distances et à l’état des routes. Le meilleur parcours n’est pas celui qui accumule les sites. C’est celui qui laisse le temps de s’arrêter devant une cascade, d’attendre que le vent baisse ou de modifier une étape sans stress.
Choisir la bonne durée avant de tracer votre circuit
La Route 1 fait le tour de l’île et peut donner l’impression qu’un grand circuit se réalise facilement. Pourtant, les détours vers les fjords, les plages, les glaciers ou les sources chaudes allongent rapidement les journées. En camping-car, chaque déplacement comprend aussi les courses, le plein d’eau, la vidange et la recherche d’un camping pour la nuit. Ces tâches prennent du temps, surtout lorsque les étapes sont éloignées les unes des autres.
| Durée disponible | Parcours conseillé | Rythme à adopter |
|---|---|---|
| 7 jours | Reykjavík, Cercle d’Or et côte Sud jusqu’à Jökulsárlón | Prendre son temps dans le Sud et revenir par la Route 1 |
| 14 jours | Tour complet par la Route 1 | Prévoir une à deux nuits supplémentaires selon la météo |
| 21 jours | Route 1, péninsule de Snæfellsnes, fjords et détours choisis | Alterner journées de route et journées d’exploration |
En une semaine, privilégier le Sud plutôt que le tour de l’île
Un circuit de 7 jours en camping-car en Islande convient bien à un premier voyage concentré sur Reykjavík, le Cercle d’Or et la côte Sud. Thingvellir, la zone géothermique de Geysir, Gullfoss et ses 32 mètres de chute, Seljalandsfoss, Skógafoss, Reynisfjara, Skaftafell et le lagon glaciaire de Jökulsárlón composent un parcours dense, mais cohérent. Il vaut mieux renoncer au tour complet de l’île que transformer chaque journée en longue liaison.
Gardez une journée souple pour le retour. Le vent, la pluie ou une randonnée plus longue que prévu peuvent ralentir le programme. Cette marge permet aussi de revoir un site apprécié ou de déplacer une nuit sans déséquilibrer tout le circuit.
Deux ou trois semaines pour donner de l’air au road trip
En 14 jours, le tour de la Route 1 devient réaliste. Après le Sud, les fjords de l’Est, la région du lac Mývatn, Akureyri et l’Ouest s’enchaînent sans devoir conduire du matin au soir. Prévoyez toutefois une à deux nuits supplémentaires lorsque la météo rend une étape incertaine. Le parcours gagne ainsi en souplesse.
Avec 21 jours, ajoutez la péninsule de Snæfellsnes, des vallées secondaires ou des excursions guidées. Les hautes terres, Landmannalaugar et Askja ne doivent pas être intégrés par défaut. Leur accès dépend des conditions et requiert un véhicule autorisé à circuler sur les pistes concernées. Un détour intéressant sur le papier peut devenir une contrainte si les conditions changent.
Un itinéraire souple : le vrai rouage d’un voyage réussi
La météo n’est pas un détail à ajouter en marge d’un planning. Elle influence directement le véhicule, les horaires, les arrêts et la sécurité. Au lieu de réserver chaque nuit à l’autre bout de l’île, construisez des zones d’étape de 80 à 150 kilomètres. Si une rafale rend une portion inconfortable ou si un brouillard masque un point de vue, vous pouvez vous arrêter plus tôt sans revoir l’ensemble du voyage.
Cette méthode rend le camping-car plus pratique. Vous conservez votre autonomie tout en limitant les décisions prises dans l’urgence. La journée peut alors s’adapter au terrain, à la fatigue et aux conditions réelles de circulation.
Un exemple de trame sur 14 jours
- Reykjavík et prise en main du véhicule.
- Cercle d’Or, avec une nuit à proximité de la suite du parcours.
- Chutes d’eau de la côte Sud et région de Vík.
- Plages volcaniques, falaises et avancée vers Skaftafell.
- Randonnée dans le parc national du Vatnajökull et découverte de Jökulsárlón.
- Fjords de l’Est, en prévoyant peu d’arrêts imposés.
- Trajet vers le Nord et région de Mývatn.
- Journée complète dans les paysages volcaniques du Nord.
- Akureyri et route vers l’Ouest.
- Étape de transition, à ajuster selon la fatigue.
- Péninsule de Snæfellsnes.
- Retour progressif vers Reykjavík.
- Journée tampon pour une activité, un détour ou une météo défavorable.
- Restitution du camping-car.
Van, camping-car ou 4×4 : choisir selon les routes, pas selon la photo
Le véhicule conditionne le confort quotidien, la consommation et les routes accessibles. Un van aménagé de moins de 5 mètres convient bien à deux personnes qui suivent surtout la Route 1 et recherchent une conduite facile. Son volume réduit simplifie les manœuvres et le stationnement, mais offre moins d’espace pour vivre à bord.
Un camping-car d’environ 7 mètres apporte davantage d’espace, une cuisine plus pratique et parfois des sanitaires. Ce confort est appréciable en famille ou par mauvais temps. En revanche, son gabarit est moins agréable sur les routes étroites et dans certains parkings. Il faut donc vérifier les accès prévus avant d’ajouter un détour.
Un camper 4×4 avec tente de toit répond à un autre projet. Il vise les pistes autorisées et les zones plus isolées, sans offrir nécessairement le même confort thermique ou le même espace de rangement qu’un camping-car. Un 4×4 n’est pas indispensable pour faire le tour de l’Islande par la Route 1.
Avant de réserver, vérifiez les exclusions d’assurance, la franchise, le kilométrage, le chauffage, les équipements de cuisine et l’autorisation éventuelle d’emprunter les pistes. Les conditions de location doivent aussi préciser les usages permis et les éventuelles restrictions liées au ferry.
Louer sur place ou venir avec son propre véhicule
Prendre l’avion puis louer en Islande simplifie le voyage et évite une longue traversée européenne. Des plateformes comme Guide to Iceland, Yescapa ou Motorhome Republic, ainsi que des loueurs tels que Lava Car et Blue Car, permettent de comparer les catégories de véhicules. Examinez les équipements inclus et les conditions du contrat, plutôt que de comparer uniquement le tarif journalier.
Venir avec son camping-car implique d’emprunter le ferry depuis Hirtshals, au Danemark, vers Seyðisfjörður. La traversée dure environ 40 heures à 2 jours selon les références et les formules retenues. Il faut confirmer que l’assurance du véhicule couvre ce trajet et le territoire islandais. Le coût varie notamment selon le véhicule, le nombre de passagers, la cabine et les dates.
Conduite et nuits : les règles qui évitent les mauvaises surprises
La conduite demande une attention constante, même sur un axe apparemment simple. Les feux de croisement sont obligatoires toute l’année. Les limitations indiquées sont de 30 ou 50 km/h en ville, 80 km/h sur route non asphaltée et 90 km/h sur route asphaltée. Le taux maximal d’alcoolémie est fixé à 0,5 g/l de sang. Les enfants doivent voyager dans un siège adapté selon leur taille.
- Ralentissez nettement avant de quitter le goudron : les gravillons et la perte d’adhérence sont fréquents.
- Ne vous engagez pas sur une piste non autorisée par le contrat de location.
- Anticipez les stations-service dans les zones peu habitées et faites le plein sans attendre la réserve.
- Respectez les fermetures et les alertes météo, sans chercher de raccourci.
- Surveillez les animaux près de la chaussée, particulièrement en dehors des zones urbaines.
Le camping sauvage avec un véhicule n’est pas une solution de nuit par défaut. Privilégiez les campings et les emplacements autorisés, où vous trouverez généralement des sanitaires et des services adaptés. Des outils comme Park4night ou Campercontact peuvent aider à repérer les options, mais leurs informations doivent toujours être vérifiées sur place.
La Camping Card peut aussi être pertinente selon votre période et le réseau de campings utilisé. Elle ne dispense pas de vérifier les conditions d’accueil, les horaires et les services disponibles avant de vous installer. En cas de météo difficile, un camping équipé offre un point de repos plus fiable qu’un emplacement improvisé.
Établir un budget crédible pour l’Islande en camping-car
Le coût varie fortement selon la saison, la taille du véhicule et le délai de réservation. En été, la location d’un camping-car est généralement comprise entre 300 € et 600 € par jour. Un camper van se situe plutôt entre 200 € et 300 € par jour. En hiver, un camping-car peut avoisiner 200 € par jour, mais les conditions de conduite sont plus exigeantes.
Réserver tôt permet surtout de choisir le véhicule et les dates qui correspondent au projet. Cela aide aussi à comparer les assurances, les équipements et les conditions d’utilisation avant que les catégories les plus adaptées ne soient plus disponibles.
| Poste | Repère de budget | Point de vigilance |
|---|---|---|
| Carburant | Environ 7 000 ISK pour 30 litres ou 9 000 ISK pour 40 litres | La consommation augmente avec le vent, le relief et le gabarit |
| Ferry avec grand véhicule | De 750 € aller simple à moins de 1 000 € aller-retour selon les formules citées | Comparer véhicule, passagers, cabine et dates |
| Tunnel de Vaðlaheiði | 1 500 ISK sous 3,5 tonnes, 2 500 ISK au-delà | Les autres routes sont généralement gratuites |
Ajoutez les campings, l’alimentation, les assurances et les activités à votre enveloppe. Cuisiner à bord réduit les repas au restaurant, mais ne doit pas faire oublier l’eau, le gaz et le nettoyage final. Le budget carburant dépend aussi du vent, du relief et du gabarit du véhicule, pas seulement du nombre de kilomètres.
Pour voyager sereinement, prévoyez enfin une réserve dédiée aux changements de programme. En Islande, cette marge protège souvent mieux le circuit qu’un planning rempli au kilomètre près.
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